[Marathon FF] King & Child Fantasy IV

Bonjour !

Me voilà pas si longtemps après Final Fantasy III pour la suite de mon marathon FF. Et comme vous pouvez vous en douter à l’arrivée rapide de ce nouvel article sur le suivant, c’est que je l’ai littéralement dévoré. Croyez moi que ça va être principalement un condensé de bonne humeur qui va s’en dégager, même s’il est loin d’être exempté de défauts.

Pour ce jeu, j’ai décidé de partir sur la version PSP, car d’après mes recherches, elle offre une expérience très proche de la version originale, avec très belle refonte graphique, musicale, et ajustements divers. Mais surtout car elle contient la suite et une histoire inédite entre les deux jeux. Et donc je pourrais tout faire sans changer de console. Tout ça pour le prix d’un, c’est fort appréciable. Mais je parlerai de Interlude et After Years dans un autre article, il y a déjà beaucoup à dire sur ce FFIV.

Elément perturbateur bonjour !

Si vous avez bien suivi vos cours de français pour raconter une histoire, on est censé commencer par une situation initiale qui pose le décor et montre que tout va bien (ou plutôt c’est calme, même si c’est en temps de crise – exemple : le président fout en l’air le système, mais votre vie entre hier et aujourd’hui n’a pas trop changé, situation initiale, ça va encore pour vous).

A la manière de Final Fantasy II, c’est direct le boxon, mais comble de la chose : le joueur est lui-même l’élément perturbateur de l’histoire. Ou plus exactement un pion de l’élément perturbateur, car après tout, on est censés être les gentils. Heureusement pour nous, on s’en rend compte assez vite que ce n’est pas normal. Adieu les Guerriers de la Lumière et bonjour au Chevalier Noir (ténébreux) Cécil qui, après un dernier acte de soumission, partira en quête de rédemption.

Le pensant vraiment, le début de ce jeu n’est pas tendre et nous met directement au coeur de l’action, ce qui contraste beaucoup avec les 3 opus précédents. Et je vais directement commencer avec le premier gros point fort de ce jeu.

Une histoire prenante dans un univers classique qui évolue

C’est au bout de la 4e dernière imagination que le scénariste s’est enfin décidé à nous pondre quelque chose de consistant et intriguant dès le départ, et non pas après 15 heures de jeu ou juste au boss final.

La fameuse « Baleine Lunaire »

Bien qu’on ait l’impression de jouer une nouvelle fois dans le même univers que les précédents, c’est-à-dire château – village – grotte – désert – village – montagne – château – etc. Il a au moins le mérite de nous proposer quelques nouveaux endroits moins commun, notamment la Tour de Bibel qui est doté d’une apparence un peu trop « technologique » par rapport au reste. Mais dans un lieu où les aéronefs sont luxueux, et qu’on apprend plus tard que des nains construisent des  machines de guerre / tanks, ce n’est pas si incohérent. Que… quoi ? Une baleine lunaire capable d’aller sur la lune ?! Et qui apparaît en priant ? ALLEZ !

Ce Final Fantasy ose des choses qui sont assez capillotractées, ce qui peut donner des situations un peu absurdes pour nous, comme le fait d’installer une foreuse sur un aéronef pour creuser une montage d’en dessous, ou encore pouvoir tranquillement poser une tente sur la lune sans équipement spécial. Mais si c’est dans une volonté de commencer à explorer d’autres pistes et ne pas rester figé dans une seule carte du monde, pourquoi pas ! Le départ du monde d’origine est même plutôt fréquent dans les FF quand on y pense.

Pour en revenir à l’histoire : le fait de voir assez souvent le menu vide de personnages au début du jeu nous pousse à avancer pour en récupérer – car c’est plus rassurant d’avoir un soigneur. Il y aura beaucoup de roulement entre tous les personnages jouable, toujours justifiés et rarement du « Oh ben qu’elle coïncidence que nous soyons là pile au même moment ! » (Allez, la première fois pour Yang à la limite). Au moins tout le monde aura sa petite place et assez de dialogue pour qu’on puisse bien cerner leurs caractère. Et n’oublions pas le grand méchant de l’histoire qui est pas trop mal non plus. Il aurait mérité peut-être plus de développement, mais en soi il est vraiment appréciable.

Une équipe du tonnerre et chacun sa classe !

On va allier directement gameplay et personnages, car je n’ai pas de règle qui stipule que tous mes articles doivent avoir la même structure.

Au total, Final Fantasy IV nous propose 12 personnages jouables, dont 2 provisoires. Ils seront tous obligatoire à certains moments clés, et à la fin du jeu on pourra échanger les membres de l’équipe avec entre 9 restants (avec Cécil obligatoire). De plus, la composition de l’équipe est passée à 5 membres actifs. Ce qui augmente les possibilités en combats. – En réalité, il y en a encore 1 qui est disponible, mais non jouable, et on en parlera plus tard.

Image sympa de tous les personnages jouables

Et comme dit dans le titre, chacun d’entre eux aura sa classe. Enfin à peu près, les mages auront généralement une double classe. Mais tous auront leurs spécificités qui font qu’ils ont chacun leur rôle important (sauf toi Edward, désolé). Petite présentation de gauche à droite :

  • Cécil le Chevalier Noir, puis Paladin : Attaquant normal et aussi un peu mage blanc. Le héros assez basique, mais intéressant grâce à sa quête de rédemption.
  • Rosa la Mage Blanche mais aussi Archère : principalement MVP au soin. La crush du héros, qui n’a pas spécialement plus pour elle au final…
  • Kaïn le Chevalier Dragon : Attaquant normal, qui mériterait plus de puissance d’attaque, mais compensé par sa capacité spéciale de saut. Le rival du héros en amour et en combat, le plus torturé et pathétique (au 1er degré) d’entre tous.
  • Rydia la waifu qui est officiellement la première Invocatrice titrée, mais aussi mage noire à grande capacité magique : Rydia, Rydia, Rydia, Rydia, Rydia, dans l’équipe et puis c’est tout. Propulsé dans les meilleures protagonistes féminin de FF
  • Edge le Ninja prince : manque de HP, mais capacités intéressantes et rapidité irréprochable. Prince rigolo et avec une très bonne scène à lui face à son ennemi juré. Un good guy déterminé jusqu’au bout.
  • Edward le Barde prince : désolé monsieur, mais je t’apprécie en dehors des combats. Dommage qu’il reste cloîtré dans un lit après une petite noyade.
  • Porom & Palom les jumeaux Mage Blanc et Noir : franchement puissants, et encore plus en tandem. Ils ne restent pas longtemps dans l’équipe, mais sont très sympathique durant ce laps de temps, et finissent par un acte héroïque
  • Yang le Moine : meilleur attaquant du groupe. Un très good guy aussi juste et droit.
  • Cid le Mécano : bonne puissance, mais n’a pas grand chose à côté. Le plus gros sidekick rigolo du jeu, mais scénaristiquement indispensable en tant qu’ingénieur pour les transports
  • Tellah le Sage : Un vieux rigolo aussi qui sera assez frustrant dans l’équipe
  • Fusoya le Sélénite : Un autre vieux provisoire qui est aussi un poil frustrant quand on l’obtient.

Ce qui nous fait 5 attaquants contre 6 mages et Edward (le pauvre, il va m’en vouloir), et nous laisse donc une bonne panoplie de composition d’équipe différente.

Pour être franc, je préfère le fait que chacun ait son job plutôt que le « tout est possible comme tu veux » et qu’au bout tout le monde puisse faire la même chose (coucou FFVII, VIII et XII). De cette manière, tout le monde devient un minimum utile et garde ses capacités uniques autant en tant que classe, mais aussi en tant que personnage (exemple : Palom avec sa capacité Bluff, et Porom avec sa capacité Pleurs).

Les combats restent du grand classique mais…

Peuvent être frustrants quand tu te fais attaquer 3 fois sur 5 cases. Ça m’est arrivé à plusieurs endroits assez coriace, et de plus, proche des points de sauvegarde, où bien évidemment, je ne me soignais pas entre combats pour profiter d’une simple tente ou un pavillon.
Sans oublier les attaques surprises à foison. Là où je trouvais ça assez rare en général dans les FF, j’ai failli criser à plusieurs reprises dans ce jeu quand je me fait attaquer 3 fois d’affilée par surprise…

Every F***ing time, j’estime à au moins 20% total de tous les combats

 

Des mises en scènes et combats automatiques

Toujours dans les combats, autre le fait qu’on puisse farmer facilement avec la touche SELECT, il y a surtout pas mal de combats qui sont de véritables mises en scène. Dans les précédents, il ne s’agissait globalement que de simples textes et éventuellement un monstre qui se transforme, mais ici à plusieurs reprises de gros dialogues et des actions obligatoires viendront monter l’intensité du combat ou mettre de l’émotion.

Côtés négatifs

Oui il y en a, ce n’est pas en masse, mais rien qui mérite de faire ragequit le jeu.

Les vieux puissants pour 2 tours

Reparlons un peu de 2 alliés qui seront présents que temporairement : Tellah et Fusoya. Lorsqu’on les obtient, la première stat qui nous fait plaisir à voir est leur niveau plutôt élevé par rapport au niveau moyen de l’équipe – Tellah au niveau 20 contre niveau 7-8 pour le reste, et Fusoya niveau 50 contre un peu en dessous.
De plus, ils possèdent tous les deux des magies noires et blanches supérieurs bien utiles les faisants alterner entre attaquants puissants et soigneurs. Cependant… Une caractéristique vitale de leur panoplie est totalement dérisoire par rapport à leur job : leur jauge de MP est figée et donc ne pourra strictement pas évoluer. Pour le cas de Tellah c’est pour une simple raison scénaristique, alors que pour Fusoya… ben je n’en vois aucune…

C’est très frustrant du coup avec Tellah et accessoirement incohérent scénaristiquement parlant lorsqu’un combat automatique se lance et qu’il lance un sort consommant plus de MP que nécessaire.

 

Analyser les monstres juste pour leur points faibles

Petit point pour dire qu’à défaut de voir un monstre de feu pour comprendre qu’il faut le taper avec de la glace, ou un oiseau pour dire que c’est mieux de tirer à l’arc, cette commande n’est pas très utile… Et qu’au contraire il manque le fait de montre les éléments absorbés par l’ennemi, car ce n’est pas tout le temps évident…

Manque de clarté sur les altérations d’états (positifs et négatifs)

Mettre juste un texte avec écrit « Paralysé ! » sur le dernier monstre qu’on a attaqué n’est clairement pas suffisant pour le savoir alors que quand un de nos membres l’est, il y a une animation très claire et permanente sur lui. De plus, c’est un peu la même lorsqu’on est dans des états bénéfiques, notamment Bouclier + Miroir / Boomerang qui ont quasi la même couleur sur la sur-brillance.

Pas de tri automatique dans les magies

Je sais que ça a l’air con comme ça, mais comme les mages apprennent au compte-goutte à chaque niveau un nouveau sort, il ira pas se faire chier et se mettre à la fin de la liste de sorts. Donc il faut s’embêter à aller dans le menu puis réorganiser toutes les magies pour remonter les plus importantes (à tout hasard, Soin 4, Feu / Glace / Foudre 3, Météore, Vie 2). Pas mal de temps perdu…

Un inventaire limité

Apparemment, il s’agit d’un système présent dans l’original, enlevé sur la version DS, mais gardée sur la PSP : l’inventaire est limité à 48 objets différents. Et quand je dis 48, c’est 48 objets fois 99 exemplaire en réalité. On peut donc techniquement se balader avec 4752 objets dans le sac, mais pas plus. Chose plutôt cool, c’est qu’on peut avoir plusieurs packs d’un même objets, donc par exemple on peut trimballer 4752 potions. Mais oublions ça tout de suite, 48 objets c’est vraiment trop peu. Sachant que les équipements sont tous pris en compte, soit Armure / Bouclier / Arme / Casque / Gants, déséquipez toute l’équipe pour se réorganiser à neuf est rarement possible, vu qu’il faut déjà 23-25 places de disponible dans l’inventaire.

Vous n’imaginez pas à quel point c’est relou ça

Le Groschocobo (déjà présent dans FFIII) sera plus que jamais utile pour ne pas avoir à jeter ou vendre les équipements en trop, et ainsi switcher votre inventaire. Mais malheureusement, avant la dernière partie du jeu où on pourra  l’appeler n’importe où grâce à une flûte.

Gaspillage de potions

Système ou bug assez incroyable pour un 4e jeu de la série : Lorsqu’on soigne les alliés avec des potions via le menu, on peut continuer à soigner même s’ils sont déjà à leur maximum de vie. Et comme j’ai une petite manie à spammer ma touche X pour que ça soigne plus vite. J’ai dû perdre facilement une bonne cinquantaine de potions à cause de l’utilisation qui ne s’arrête pas. Pourtant utiliser le sort Soin ne pose aucun soucis de ce côté… SO WHY ?!

Revenons à du positif

Il y a des cinématiques ! Moches, mais des cinématiques !

Honnêtement, je vais pas vous en montrer plus, des cinématiques c’est toujours cool, mais dedans elles sont pas ouf… Comparé à l’intro, c’est deux mondes

Les éons / invocations on enfin leur histoire et leur place

Léviathan est le roi des invocations, perso ça m’a fait un peu rire ça. Blague à part, Rydia est un élément clé de l’intrigue ainsi que la seule qui puisse invoquer ces créatures puissantes. C’est assez rare que je m’en serve autant, et autant dire qu’elles ont bien de la gueule dans ce jeu et qu’elles sont dangereuses comme il le faut. De plus, il faudra venir à bout de plusieurs d’entre elles pour pouvoir les acquérir et ces combats sont pas mal stratégiques.

Graphisme et OST au top

J’en ai très rarement fait l’éloge dans les précédents opus, mais ici je peux le dire bien haut : C’est beau ! Même si j’avais une version saccadée et limitée sur les effet visuels, c’est un jeu en 2D remis à neuf vraiment magnifique. Pareil pour les OST réorchestrée, mais on nous offre la possibilité de revenir aux versions originales SNES. Et plutôt qu’un petit texte, mieux vaut une vidéo pour bien montrer les deux ensemble (boss qui spoile pas des masses) :

Les derniers screens en tout genre

 

Conclusion

C’est un très bon Final Fantasy ! Même directement parmi mes préférés. L’allure simpliste du scénario de base, l’univers enfin bien exploité après les 3 premiers, tous les personnages cool, et même les boss. N’hésitez vraiment pas à vous le procurer en version PSP si vous souhaitez tenter l’aventure ! Il est très vite prenant et les mécaniques sont ceux d’un RPG totalement classique, mais efficace.

Il mérite une note de Merci les 3 premiers d’avoir fait naître ce jeu / 20.

Et si vous avez tenu jusqu’au bout de l’article, laissez-moi vous récompenser avec l’intro en CGI du jeu, qui est comme le 3 sur DS, magnifiquement fait, comme sait le faire Square Enix.

 

Cette fois par contre, je prends une vraie petite pause pour un projet manga que j’ai à faire d’ici le 15 octobre. Surtout qu’ayant déjà fait une certaine partie du V dans le passé, je ne suis pas particulièrement pressé de le commencer… Comment ça ? AH OUI, faut que je fasse FFIV interlude et The After Years avant !

A plus tard !

PS : je me suis rendu compte que le titre de l’article n’était pas très représentatif du contenu… Pour le justifier, c’est juste qu’entre Rydia (au début), Palom et Porom qui ont 6-7 ans et tous les autres à part Kaïn qui sont princes ou futurs rois à la fin, c’était un titre classe que je pensais avoir trouvé.



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